Pendant 7 ans, une ville entretenait seulement la moitié de son réseau de puisards.
Pas à cause de compressions budgétaires.
Pas à cause d’un manque de planification.
Mais simplement parce que la moitié des actifs avait disparu de l’inventaire.
Lorsque le jumeau numérique de la ville a été créé, une découverte surprenante a été faite :
La ville croyait avoir 300 puisards.
Elle en avait en réalité près de 600.
Dans une municipalité des Laurentides au Québec d’environ 15 000 habitants et 200 km de routes, tout semblait sous contrôle.
Jusqu’à ce qu’un simple changement de responsable de l’entretien révèle une surprise : près de 300 puisards qui n’existaient dans aucun inventaire officiel. .
Comme dans plusieurs villes de cette taille, les inventaires d’infrastructures étaient historiquement gérés à l’aide de :
L’information existait — mais elle était fragmentée, incomplète et non centralisée.
En 2023, la ville a décidé de moderniser sa gestion des données en créant un département de géomatique.
L’une de leurs premières initiatives a été de créer un jumeau numérique de la ville et de produire plusieurs inventaires d’infrastructures à partir de données LiDAR de cartographie mobile.
Parmi ces inventaires se trouvait celui des regards et puisards du réseau pluvial.
Lorsque l’inventaire a été livré, l’équipe de la ville nous a rapidement contactés.
Selon leurs registres internes, la ville possédait environ 300 puisards.
L’inventaire issu du jumeau numérique en identifiait près de 600.
La réaction initiale était compréhensible :
« Il doit y avoir une erreur. »
Mais après validation avec les équipes terrain et les opérations municipales, la conclusion est devenue claire.
Le jumeau numérique était exact.
En 2016, la ville avait mis en place une stratégie d’entretien simple et efficace.
Plutôt que de nettoyer tous les puisards chaque année, ils avaient décidé de diviser le réseau en deux :
Cela permettait d’assurer l’entretien complet du réseau sur un cycle de deux ans.
Mais en 2017, l’employé responsable du programme a quitté l’organisation.
La personne qui l’a remplacé a repris la liste d’entretien — mais seulement la moitié.
Sans le savoir, l’équipe a continué à nettoyer les mêmes 300 puisards chaque année.
Pendant sept ans, l’autre moitié du réseau n’a reçu aucun entretien.
Le problème n’était pas opérationnel.
Il était informationnel.
La ville ne manquait pas d’infrastructures.
Elle manquait d’un inventaire fiable et centralisé de ses actifs.
Lorsque l’information se trouve dans :
elle devient vulnérable aux changements de personnel et à la perte d’information.
Lorsque le jumeau numérique a été créé, l’ensemble du réseau est devenu immédiatement visible.
Pour la première fois, la ville disposait :
Le résultat n’était pas seulement une meilleure donnée.
C’était une meilleure compréhension opérationnelle du territoire.
Plusieurs villes croient que leurs inventaires d’infrastructures sont complets.
En réalité, ces inventaires évoluent souvent pendant des décennies à travers plusieurs systèmes, équipes et formats.
Cela peut entraîner :
Un jumeau numérique apporte quelque chose de simple mais extrêmement puissant :
une vision unique et fiable de l’infrastructure d’une ville.
Quand on parle de jumeau numérique, on pense souvent à l’intelligence artificielle, aux simulations ou à l’analyse prédictive.
Mais parfois, l’impact commence par quelque chose de beaucoup plus simple.
Voir clairement ce qui existe déjà.
Dans le cas de cette ville, cette visibilité a permis de redécouvrir 300 puisards qui avaient disparu des registres — mais qui étaient toujours bien présents dans la ville.
Et lorsqu’une ville peut enfin voir l’ensemble de ses infrastructures, elle peut les gérer efficassement.